Aharonim
Rabbi Menassé ben Israël
רבי מנשה בן ישראל
Aussi connu sous : Menasseh ben Israel, Manoel Dias Soeiro
14 Kislev14 כסלו
Prochaines dates
- 24 novembre 2026
- 14 décembre 2027
- 2 décembre 2028
- 21 novembre 2029
- 10 décembre 2030
- 29 novembre 2031
Dates calculées automatiquement depuis le calendrier hébraïque.
Citation du jour
« Je ne demande pour mon peuple ni faveur ni privilège, mais seulement le droit de vivre et de commercer. »
Biographie
Né Manoel Dias Soeiro dans une famille de marranes portugais, Rabbi Menassé ben Israël grandit à Amsterdam, où sa famille avait fui l'Inquisition. Rabbin, il y fonda en 1626 la première imprimerie hébraïque de la ville, publiant en hébreu, en espagnol, en latin et en anglais — ce qui lui valut une audience dans l'Europe savante chrétienne, rare pour un rabbin de son temps. En 1655, il se rendit à Londres pour plaider auprès d'Oliver Cromwell la réadmission des juifs en Angleterre, dont ils étaient bannis depuis 1290. Il n'obtint pas de décret formel, mais sa démarche ouvrit la voie au retour effectif. Il mourut à Middelbourg en 1657, alors qu'il ramenait le corps de son fils Samuel, et fut inhumé au Beth Haim d'Ouderkerk aan de Amstel.
Contexte historique
L'Amsterdam du Siècle d'or offre aux juifs portugais une liberté sans équivalent en Europe : la « Jérusalem du Nord » imprime, commerce et débat — c'est aussi la ville de Spinoza et de Rembrandt, qui grava le portrait de Menassé.
Le saviez-vous ?
- Sa mission auprès de Cromwell échoua sur le plan juridique et il rentra amer, ignorant qu'elle avait pourtant enclenché le retour des juifs en Angleterre — l'un des tournants de l'histoire juive moderne.
Frise chronologique
- 1604Naissance
Madère, puis Amsterdam
- 1632Le Conciliateur
Publication
- 1650L'Espérance d'Israël
Publication
- 1657Décès — Hilloula
Ouderkerk aan de Amstel, Pays-Bas
Citations
« Je ne demande pour mon peuple ni faveur ni privilège, mais seulement le droit de vivre et de commercer. »
— Attribué — plaidoyer devant Oliver Cromwell, 1655
Ses livres
Coutumes de la Hilloula
La Hilloula marque l’anniversaire du décès d’un tsadik. C’est un jour d’élévation spirituelle qui se célèbre traditionnellement ainsi :
Allumer une bougie
Une bougie (ner neshama) est allumée à la mémoire du tsadik.
Étudier ses enseignements
On étudie ses œuvres ou quelques Michnayot en son honneur.
Réciter des Téhilim
La lecture de Psaumes (Téhilim) est une coutume répandue ce jour-là.
Faire une séouda
Un repas festif réunit famille et communauté.
Donner la tsédaka
On donne à la charité (tsédaka) à la mémoire du juste.
Prière et hitstatlout
Certains se recueillent sur sa tombe et demandent son intercession.
Coutumes propres à ce tsadik
Sa tombe se visite au Beth Haim d'Ouderkerk, le plus ancien cimetière juif des Pays-Bas, ouvert en 1614.
Téhilim à réciter
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Bougies & prières
Lieu de sépulture
Beth Haim d’Ouderkerk aan de Amstel, Ouderkerk aan de Amstel, Pays-Bas
Sources
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